Questions
Vos questions, nos réponses
Vingt questions que l'on nous pose vraiment, et les réponses qu'on donne au téléphone. Sans jargon et sans détour.
Urgence pénale
Quand les heures comptent
Trois réflexes, dans cet ordre. Un : demandez expressément l'assistance d'un avocat, et nommez Maître Lévy — les officiers de police judiciaire sont alors tenus de le prévenir. Deux : exercez votre droit au silence tant que vous ne l'avez pas vu. Ce n'est ni un aveu ni une provocation, c'est un droit prévu par la loi. Trois : faites appeler le 05 34 31 16 50 — un proche peut le faire à votre place. Ne signez aucun procès-verbal avant d'avoir pu vous entretenir avec votre avocat.
Cela dépend entièrement de ce qui est écrit dessus, et c'est rarement lisible pour un non-juriste. Une audition libre, une convocation par officier de police judiciaire, une convocation devant le tribunal correctionnel et une convocation chez le juge d'instruction n'ont ni les mêmes conséquences ni les mêmes délais. Envoyez-nous une photo du document : nous vous dirons ce que c'est et ce qu'il faut faire d'ici là.
Oui, pour les urgences réelles : garde à vue, interpellation d'un proche, perquisition en cours, déferrement. Le 05 34 31 16 50 renvoie vers une permanence. Pour les autres sujets, un message laissé le week-end est traité au premier jour ouvré.
Oui. Le droit au silence doit vous être notifié dès le début de la garde à vue ou de l'audition libre, et il ne peut pas être retenu contre vous. En pratique, la difficulté n'est pas juridique mais psychologique : on parle pour se justifier, et l'on fournit ainsi des éléments qui seront exploités. Attendre son avocat, c'est attendre de savoir ce que contient le dossier.
Premier contact
Avant de pousser la porte
Il dure en général entre quarante-cinq minutes et une heure. Vous exposez la situation, sans filtre et sans vous censurer : le rôle de l'avocat n'est pas de juger. Vous repartez avec une lecture juridique de votre position, les options ouvertes, les délais à respecter, le calendrier probable et une estimation chiffrée du coût. Si aucune action n'est utile, on vous le dit : c'est aussi cela, un conseil.
Tout ce qui a un rapport, même si cela vous paraît accessoire : convocations, procès-verbaux, courriers de l'adversaire ou de son assureur, contrats, échanges écrits, certificats médicaux, relevés. Apportez aussi vos contrats d'assurance habitation et automobile — ils contiennent souvent une protection juridique dont on ignore l'existence. En cas de doute : apportez, on triera ensemble.
Oui. Les rendez-vous se tiennent au cabinet de Toulouse, à celui de Paris, en visioconférence, par téléphone, et au parloir lorsque la personne est détenue. Un dossier entier peut se suivre à distance ; il faut simplement prévoir une rencontre physique avant les audiences importantes.
Le premier échange téléphonique de qualification est gratuit : il sert à savoir si le cabinet est compétent et si votre affaire est urgente. La consultation approfondie est payante, et son montant vous est annoncé au moment de la prise de rendez-vous — jamais découvert après coup. Le détail figure sur la page honoraires.
Argent
Ce que cela coûte, et qui paie
Selon quatre modes possibles : au temps passé, au forfait, avec un honoraire de résultat complémentaire, ou par abonnement. Le mode retenu dépend du dossier et figure dans une convention écrite signée avant le début du travail — c'est une obligation légale depuis 2015. La loi interdit en revanche le pacte de quota litis, c'est-à-dire un honoraire calculé uniquement sur le résultat.
C'est très fréquent et très largement ignoré. Une garantie de protection juridique figure dans de nombreux contrats d'habitation, d'automobile, de carte bancaire haut de gamme ou de mutuelle. Elle couvre tout ou partie des honoraires dans la limite d'un plafond. Retenez surtout ceci : vous choisissez librement votre avocat, l'assureur ne peut pas vous en imposer un.
Cela dépend de vos ressources, de la composition de votre foyer et de la nature de l'affaire. Elle peut être totale ou partielle et se demande auprès du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal. Dites-le nous dès le premier appel : cela change la manière dont le dossier s'organise.
La contestation d'honoraires ne relève pas du tribunal ordinaire. Elle se porte devant le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Toulouse, selon une procédure gratuite prévue par le décret du 27 novembre 1991, avec recours possible devant le premier président de la cour d'appel. Si vous êtes un consommateur, vous pouvez aussi saisir gratuitement le médiateur de la consommation de la profession d'avocat.
Confiance
Ce qui sort du cabinet, et ce qui n'en sort pas
Oui, sans exception. Le secret professionnel de l'avocat est général, absolu et illimité dans le temps. Il couvre les consultations, les correspondances, les notes et l'existence même de votre démarche. Il vaut y compris pour un rendez-vous qui ne déboucherait sur aucune suite, et il s'impose face aux autorités. Ce n'est pas une politesse commerciale : c'est une règle d'ordre public.
Pour un premier contact et des pièces courantes, oui. Pour des éléments réellement sensibles — pièces d'un dossier pénal, données médicales, documents patrimoniaux — préférez la remise en main propre, l'envoi postal, ou demandez-nous un accès sécurisé. Un e-mail ordinaire n'est pas chiffré de bout en bout : c'est une carte postale, pas une enveloppe. Le formulaire de ce site n'est pas destiné à recevoir des pièces confidentielles.
On vous le dit tout de suite, et on vous explique pourquoi : matière hors du champ du cabinet, conflit d'intérêts avec un client déjà défendu, ou charge de travail incompatible avec le calendrier de votre affaire. Dans ce cas, on vous oriente vers un confrère. Un avocat qui accepte tout ne défend correctement personne.
Oui, à tout moment et sans avoir à vous justifier : le libre choix de l'avocat est un principe fondamental. Le confrère dessaisi transmet le dossier au nouvel avocat. Les honoraires correspondant aux diligences déjà accomplies restent dus, mais ils s'arrêtent là.
Procédure
Le temps de la justice
Aucun avocat honnête ne vous donnera une date. Les ordres de grandeur, eux, existent : quelques semaines pour un référé, plusieurs mois pour une correctionnelle, souvent plusieurs années pour une instruction criminelle ou un dossier de dommage corporel qui attend la consolidation médicale. Ce calendrier prévisible vous est présenté dès le premier rendez-vous, et actualisé ensuite.
Oui. Un avocat français peut plaider devant l'ensemble des juridictions du territoire. Le cabinet dispose d'un second bureau à Paris VIIIe et se déplace régulièrement. Les frais de déplacement sont annoncés à l'avance et figurent dans la convention d'honoraires.
Cela dépend de la juridiction et de votre qualité dans le procès. En matière pénale, la comparution personnelle du prévenu est souvent requise ; devant certaines juridictions civiles, la représentation par avocat suffit. Vous serez informé longtemps à l'avance de ce qui est obligatoire, de ce qui est simplement souhaitable, et de ce que votre présence change concrètement.
La décision vous est expliquée, pas seulement transmise. Les délais d'appel sont courts — dix jours en matière pénale, un mois en matière civile, à compter de la signification — et ils ne se rattrapent pas. Le cabinet vous dit franchement si un recours a des chances sérieuses ou s'il ne ferait que prolonger l'attente et les frais.
Votre question n'y est pas ?
Elle mérite probablement une réponse personnelle plutôt qu'un paragraphe générique. Posez-la directement.